
Entretien du Cercle Henri Lagrange avec Frédéric Rouvillois (professeur de droit public à l’Université Paris Descartes). posté par : CHL.TV 05-06-2015
L’idéologie du progrès, nouvelle religion des temps modernes ? Vaste sujet qui tourmente nos sociétés depuis des dizaines d’années et en particulier depuis le XVIIIe siècle avec les Lumières… C’est donc du progrès que traiteront Alain de Benoist et ses invités au cours du nouveau numéro des Idées à l’endroit, l’émission des idées politiques et philosophiques de TV Libertés. Pour évoquer ce thème, trois invités : Frédéric Rouvillois, Olivier Rey et Gauthier Bes
Publie le : 24 avril 2012 Source : causeur.fr Il faut un électrochoc pour remettre la droite sur les rails « Les choses du monde les plus déraisonnables deviennent les plus raisonnables à cause du dérèglement des hommes », notait Pascal dans ses Pensées. C’est pourquoi le premier tour de la présidentielle porte l’observateur impartial à conclure que, pour la droite, le seul espoir serait celui de la défaite. Au soir du 22 avril, sur TF1, quelques minutes seulement après l’annonce des résultats, le patron de l’UMP, Jean-François Copé, l’air plus matois, plus rusé, plus Raminagrobis que jamais, déclarait comme une évidence que la droite avait recueilli 48 % des suffrages, soit environ 28 % pour le candidat Sarkozy, et 20 % pour Mme Le Pen… La droite ? Les choses on le sait, sont un peu plus complexes, et le Front National, tout comme son électorat, ne s’accommode...
Publié le : 11 avril 2012 Source : causeur.fr Elle est plus l’héritière de Rousseau que de Maurras Dans l’une de ses premières publications relatives à ce qu’il appelait le « national-populisme » lepéniste, Pierre-André Taguieff notait, comme l’un des points caractéristiques du discours frontiste, le fait que celui-ci s’inspire « d’interprétations insoutenables de la souveraineté du peuple ». Insoutenables au sens où elles pouvaient paraître démesurées, excessives, inappropriées, notamment au regard d’une théorie représentative issue de Montesquieu et de Sièyès. Une théorie selon laquelle le peuple ne saurait prendre part aux affaires publiques qu’à travers l’élection, en désignant des représentants qui feront en son nom ce qu’il est incapable de faire lui-même, gouverner directement. Et en effet, ce que l’on constate, sur un plan institutionnel, c’est l’attachement, désormais systématiquement affiché, du parti de Marine Le Pen à une approche très radicale de la démocratie, qualifiée dans le...