
Pour sa reprise de Plume, votre hôte ne pouvait guère imaginer avoir à évoquer une plus « glorieuse » épopée que cette farce militaro-industrielle franco-russe dont nous venons de vivre l’épilogue ces derniers jours...
Publié le : 20 février 2010 Source : telerama.fr Il se dit orthodoxe, patriote et ne cache pas ses amitiés avec le pouvoir. Impitoyable sur l’Europe, le réalisateur russe de « 12″, son dernier film sorti en salles en février dernier, ne mâche pas ses mots. « Ce type est beau, friqué et bourré de talent. Comment ne pas le détester ? » C’est Elena Safonova, son interprète des Yeux noirs, qui parlait ainsi de Nikita Mikhalkov, il y a quelques années. A l’époque, il est aussi fêté à l’étranger que détesté par ses compatriotes qui lui reprochent son esthétisme et son passéisme. Reproches injustes quand on revoit ses premiers films, dont certains (Cinq Soirées, La Parentèle, Quelques Jours de la vie d’Oblomov) ont eu des ennuis avec la censure de l’époque. Depuis un moment, on l’avait perdu de vue. Et même perdu tout court, trop proche du pouvoir et...
Publié le : 29 mai 2015 Source : bvoltaire.fr Dans la revue Politique internationale d’obédience atlantiste (n °146), Valéry Giscard d’Estaing brave la morgue d’une journaliste du Figaro et défend la position russe en dénonçant les agissements américains. Ayant réétudié son histoire impériale, « le petit télégraphiste de Moscou » déclare au sujet de la Crimée : « La conquête de la Crimée fut assez dure. Elle ne s’est pas faite au détriment de l’Ukraine, qui n’existait pas, mais d’un souverain local qui dépendait du pouvoir turc. Depuis, elle n’a été peuplée que par des Russes. Quand Nikita Khrouchtchev a voulu accroître le poids de l’URSS au sein des Nations unies qui venaient de naître, il a “inventé” l’Ukraine et la Biélorussie pour donner deux voix de plus à l’URSS, et il a attribué une autorité nouvelle à l’Ukraine sur la Crimée qui n’avait pas de précédent. À l’époque, déjà, je pensais que...
Publié le : 22 mai 2015 Source : lesakerfrancophone.net Pendant la guerre froide, Washington avait peur que les communistes ne fomentent des manifestations et ne les fassent dégénérer en révolutions pendant que des politiciens acquis à leur cause attendaient dans les coulisses pour prendre le pouvoir et ainsi étendre l’empire soviétique. Aujourd’hui, c’est exactement ce que fait Washington. Nous avons récemment assisté à une opération de ce genre en Ukraine et, maintenant, une autre semble avoir lieu en Macédoine. La fondation National Endowment for Democracy a été créée en 1983. Son but officiel est de promouvoir la démocratie à l’étranger. Son véritable but était de fomenter des désordres en Europe de l’Est soviétique. Aujourd’hui, la NED utilise l’argent de nos impôts pour renverser les gouvernements qui ne sont pas alignés sur Washington. La NED finance des organisations non-gouvernementales (ONG) dans les pays que Washington veut déstabiliser. Ces ONG opèrent...
Publié le : 14 mai 2015 Source : causeur.fr Qui a décrété que Poutine était notre ennemi? « En vérité le proverbe chinois est sage qui énonce : « les hommes ressemblent plus à leur temps qu’à leur pères » (1), disait le grand Marc Bloch. Ajoutant que les faits historiques étaient par essence des faits psychologiques. Par exemple la Seconde guerre mondiale, l’effondrement de juin 1940 et l’occupation occupent une place particulière dans la mémoire française. La tragédie dont notre pays, ne s’est jamais remis a initié le processus de notre sortie de l’Histoire. Cela explique les visions successives de de ce passé, pourquoi la France en est à ce point malade. Fatalement, comme l’avait compris Marc Bloch, ces usages du passé, prétendant le clarifier, ne sont que politiques. Et la mémoire le masque de l’idéologie. Le passé nous réserve d’autres surprises. Car nous savons avec Michel Foucault...
Publié le : 13 mai 2015 Source : bvoltaire.fr Le 9 mai dernier, la Russie commémorait avec faste la capitulation nazie qui a mis un terme à la Seconde Guerre mondiale. Il convient de rappeler que près de 27 millions de soldats soviétiques sont tombés lors de cette hécatombe, ce qui en fait la plus grande perte de cette période sombre. Il convient également de préciser que, sans la bataille de Stalingrad, entre autres, l’issue de cette guerre aurait assurément été tout autre. Alors que Vladimir Poutine avait fait le déplacement pour les célébrations du Débarquement, notre capitaine de pédalo a cru intelligent de snober l’émotion russe. Il était, certes, plus important de partir en campagne électorale dans les DOM-TOM et de remettre une couche d’autoflagellation en matière d’esclavagisme. C’est d’ailleurs ce grand courage politique et cette grande cohérence qui ont conduit ce visionnaire de François Hollande à vendre...
Publié le : 12 mai 2015 Source : fr.sputniknews.com Le rythme haletant de l’actualité, peu propice à la réflexion, offre quelquefois l’occasion de saisir en quelques instants toute l’incohérence d’une politique bien plus sûrement qu’une longue analyse. Le Président de la République française, François Hollande, après une escale au Qatar, où il a signé un contrat portant sur la vente de 24 avions de combat Rafale, est reçu en Arabie Saoudite, invité de surcroît par le Conseil de Coopération du Golfe (CCG), « geste sans précédent pour un dirigeant occidental depuis la création de cette instance en 1981 » selon Le Figaro.Parallèlement un article du même quotidien assure que l’option de couler en haute mer les Bâtiments de Projection et de Commandement (BPC) destinés à la Russie aurait été envisagée comme porte de sortie par les autorités françaises, ne sachant que faire des navires, tous deux achevés et prêts...