
1ère partie : la renégociation de la dette grecque et le programme de Syriza _____ 2ème partie : les effets du quantitative easing lancé par la BCE et les inquiétudes autour de la forte baisse de l’euro
Publié le : 27 janvier 2015 Source : bvoltaire.fr Aujourd’hui, les créanciers de la Grèce sont principalement la BCE, les États européens et le FMI. Ensemble, ils détiennent (ou financent, car la part détenue par les banques grecques est entièrement refinancée par la BCE) 85 % de la dette grecque. Lorsque Aléxis Tsírpas veut renégocier un allègement de la dette grecque, cela signifie donc in fine qu’il veut leur faire avaler une perte sèche. On parle de 100 milliards d’euros au minimum, qui se rajouteraient aux 107 milliards d’euros de créances déjà abandonnées en 2012. Si les créanciers refusent, alors la Grèce pourrait sortir de l’euro ou bien, plus vraisemblablement, faire défaut sur les intérêts ou le capital à rembourser, dus en 2015. Du point de vue grec, ce chantage – car c’est un chantage – est de bonne guerre. Les Européens tiennent — semble-t-il — à l’euro comme à...
Publié le : 22 janvier 2015 Source : russeurope.hypotheses.org Ainsi, Mario Draghi a bien utilisé le « bazooka ». L’annonce qu’il vient de faire le jeudi 22 janvier restera dans les annales. La Banque Centrale Européenne s’est donc converti à « l’assouplissement », ce que l’on appelle le « quantitative easing » (ou QE pour les initiés. Mais, il s’agit d’une mesure désespérée. Rien ne prouve qu’elle donne les résultats espérés. Elle soulève par ailleurs de nombreuses questions. En un sens, on peut y voir aussi, et c’est là peut-être le point le plus important, l’amorce d’une reconnaissance que la zone Euro ne fonctionne plus et qu’il convient d’en préparer la dissolution. Les mesures annoncées Lors de sa conférence de presse Mario Draghi a donc fait une série d’annonce que l’on peut résumer comme suit : - La BCE a décidé de lancer un programme d’achat d’actifs étendu, qui rassemble mais aussi dépasse les programmes...
Publié le : 07 janvier 2015 Source : bvoltaire.fr Octobre 2009 : le PASOK (ΠΑ.ΣΟ.Κ.) remporte les élections. Coup de théâtre : le nouveau Premier ministre Georges A. Papandréou annonce que le déficit de l’année atteindra 12,5 % du PIB contre 9,8 % prévus (le chiffre définitif dépassera les 15 %). Dans la foulée, la dette bondit à 130 % du PIB (contre 83 % en moyenne pour le reste de la zone euro), les agences de notation dégradent à tour de bras et, au printemps suivant, le pays est au bord de la faillite. Avril 2010 : l’Union européenne et le FMI s’entendent sur un premier plan de sauvetage de 110 milliards d’euros. Le 5 mai, les députés votent la contribution française à ce plan qui s’élève à 16,8 milliards, un prêt à 5 % sur trois ans financé à 3 %, une « affaire profitable » selon Christine Lagarde. En contrepartie de cette aide, Papandréou met en place un...
Publié le : 11 mai 2014 Source : fondation-res-publica.org « La difficulté n’est pas tant de comprendre les idées nouvelles. Elle est d’échapper aux idées anciennes » Keynes (1936) La position des dirigeants européens qui consiste à dire qu’il n’y a qu’une seule politique possible, qu’il faut à tout prix sauver l’euro, qu’il n’y a pas de place pour un débat sur la monnaie unique, devient de moins en moins acceptable. Il faut arrêter de faire de l’euro une religion, un sanctuaire dont on n’aurait pas le droit d’approcher. La monnaie unique est un système monétaire comme un autre. On doit pouvoir en discuter comme de n’importe quel problème économique. La situation actuelle rappelle étrangement les années trente. Après la crise de 1929, tous les pays occidentaux avaient tenté de restaurer le système monétaire de l’étalon-or alors que les déséquilibres provoqués par la crise financière étaient considérables. Mais les politiques d’austérité...
Publié le : 25 novembre 2014 Source : bvoltaire.fr L’Italie pourrait ouvrir le bal. En panne de croissance pour le treizième trimestre consécutif, elle s’embourbe dans la récession et affiche au compteur une dette de près de 2.200 milliards d’euros. D’après l’économiste Jacques Sapir, les conseillers de Matteo Renzi jugent inéluctable une sortie de l’eurozone au printemps 2015, à moins que l’Allemagne accepte le déploiement d’un plan d’investissement de grande envergure. L’économiste Claudio Borghi est lui aussi un partisan convaincu du retour à la lire, de même que l’Américain Edward Luttwak, qui estime que l’Italie n’a plus le choix. The Guardian pronostique que les Transalpins auront abandonné l’euro dans les deux ans – près de la moitié y seraient d’ailleurs favorables. L’ineffable Beppe Grillo a publiquement réclamé un référendum sur la question lors d’un discours au Parlement européen mi-novembre. De leur côté, les médias italiens, tels Libero Quotidiano ou...
1ère partie _____ 2ème partie Le 21 novembre 2014, Paul Deheuvels recevait dans son Libre Journal des Sciences et des Techniques de Radio Courtoisie, Jean-Jacques Rosa, professeur à l’Institut des Sciences Politiques, auteur de L’euro : Comment s’en débarrasser aux éditions Grasset (2011), pour une émission particulièrement complète, très pédagogique, retraçant toute l’histoire de l’Euro depuis sa genèse jusqu’à sa situation d’aujourd’hui, relevant les aberrations et les mensonges volontaires ou non qui ont présidé à son instauration, ainsi que les conséquences souvent dramatiques en matière d’ économie et de souveraineté qu’a entrainées le passage tant voulu par notre oligarchie européiste à la monnaie unique dans toute la zone Euro. Marc LEROY – La Plume à Gratter Posté par : Marc LEROY 22-11-2014